CHRONIQUE A VENIR
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Myriad
Le Hellfest, malgré les reproches que l’on peut lui faire (à tort ou à raison), a ceci de vertueux, c’est qu’il accorde chaque année de la place à de nombreux artistes venant d’horizons très différents, qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de découvrir, car très peu présents dans la sphère médiatique. En cette dix-septième Edition, c’est Gaupa qui a attiré mon attention. Formé en Suède en 2017, le groupe enregistre l’auto intitulé EP Gaupa en 2018 et un premier LP Feberdöm en 2020. Derrière une pochette quelque peu mystique, Myriad, leur deuxième album, est un condensé de Stoner Doom Psychédélique emmené par une chanteuse, Emma Näslund, au timbre de voix atypique pour ce style de musique. Si vous aimez My Sleeping Karma, Villagers Of Ioannina City et les premiers Queen Of The Stone Age, vous apprécierez certainement Gaupa.
Another Way To Shine
Carnage, Carcass, Arch Enemy : Michael Amott est
unanimement reconnu dans le milieu du Death Metal. En 1992, bien qu’il soit
encore membre de Carcass, il fonde Spiritual Beggars avec
la complicité de Ludwig Witt (batterie, percussions), et Christian ‘’ Spice’’
Sjöstrand (basse, chant). La musique du trio est aux antipodes de ce que le
guitariste a pu produire jusque-là, prônant un retour aux racines du Heavy
Metal. Alors que le Grunge dépressif, en vogue à cette époque, s’empare des
codes et styles sociétaux du moment, faisant notamment l’impasse sur les soli
de guitares si caractéristiques du Hard Rock,
Another Way To Shine revisite la
richesse musicale des années 70 avec brio en nous plongeant dans un Stoner aux
ambiances variées, illuminé par la virtuosité et la sensibilité d’un
six-cordiste inspiré. Avec ce premier album nominé aux Grammy suédois,
Spiritual Beggars s’érige en
figure de proue du Stoner européen.
Pochette alternative de la réédition de 2007
Volume VI Warts n' All
Août 2020, en pleine pandémie, les Australiens publient ce message :
« F@#k you Corona virus! Alors que le monde est effrayé par le sang, la
sueur et la bière, Mammoth Mammoth ne peut tout simplement plus exister. On dégage d’ici ! ». Je ne donnais pas cher de la suite de la carrière du groupe. Un an plus
tard, la formation melbournienne ressuscite, un nouveau contrat discographique
en poche, et un album en prévision. Repoussé, COVID oblige, c’est en novembre
2023 que sort Volume VI Warts n’ All. D’entrée Hell’s likely donne le
ton, sonnant comme G.B.H., tandis que le reste du répertoire est plus typé Hard Rock/Metal, croisement
entre Motörhead et
Black Sabbath (Epitome
et son clin d’œil à Paranoid). Le son est brut, sans fioritures, un live authentique
avec tous ses défauts (*).
Mammoth Mammoth ne réinvente rien,
on aime ou on n’aime pas. Moi je valide.
(*) Traduction en français de warts and all.
Atma
Après de longs mois d’absence dus à l’indisponibilité d’un de ses membres, le
quatuor d’Aschaffenbourg est de retour avec Atma, pour une cinquième salve
studio de Stoner psychédélique. Les connaisseurs ne seront pas dépaysés et
retrouveront les ingrédients déjà présents sur Moksha (2015) agrémentés de
quelques petites trouvailles sonores flirtant avec l’électro. Pas
d’inquiétude, les doses sont tellement homéopathiques, que My Sleeping Karma
n’a aucune chance de se retrouver tête d’affiche du prochain Tomorrowland (*).
Les mélodies sont simples, toujours aussi envoutantes, emmenées par le jeu de
batterie aérien et hypnotique de Steffen Weigand. Selon les musiciens
eux-mêmes, Atma raconte l’histoire de leurs vies, celle de quatre amis qui ont
traversés une période ponctuée de traumatismes, de douleurs, et d’anxiété, au
point de douter de l’existence même de ce disque qui s’avère tout aussi
indispensable que son prédécesseur. A écouter ou découvrir absolument.
(*) Plus grand festival électro au monde.
Rise Above The Meadow
Non mesdames et messieurs, le Stoner n’est pas une spécialité exclusivement
nord-américaine. L’Europe, plus particulièrement ses régions septentrionales,
regorge de formations qui méritent largement votre attention :
Spiritual Beggars (le plus connu),
The Mushroom River Band, Mannhai, Dozer et bien d’autres. C’est
justement de l’envie de certains membres de
Dozer de créer un projet
parallèle, que nait Greenleaf. Si Tommi Holappa (guitares) reste l’âme constante du groupe suédois, Arvid
Hällagård/Jonsson a été reconduit derrière le micro pour nous livrer une
prestation gorgée de feeling, évoquant parfois Robert Plant, parfois Jim
Morrison. Rise Above The Meadow, dotée d’une production moderne, baigne dans un mélange hallucinogène de «
revival seventies » où l’influence prépondérante de
Black Sabbath, s’acoquine de réminiscences à la
Led Zeppelin, The Doors ou
Iron Butterfly. Un septième album magistral (pour ceux qui aiment) illustré d’une
magnifique pochette.
Spine Of God
En 1991 le Black Album de
Metallica, le Nevermind de
Nirvana et les
Use Your Illusion I et
II de
Guns N’ Roses monopolisent
l’espace musical, laissant peu de place aux groupes et styles émergeant. C’est
dans ce contexte que sort
Spine Of God, le premier album d’un groupe majeur du Stoner américain :
Monster Magnet. Boudé dans son pays (comme un certain
Metallica en son temps), Dave
Wyndorf et sa bande se tournent vers un label allemand, Glitterhouse Records,
qui contribue à faire connaitre la formation en Europe.
Beat Me
Intégristes de True Metal hostiles à la diversité artistique et au mélange des
genres, épargnez-vous la lecture de ces quelques lignes. Pour les autres, je
ne sais pas par quelle note commencer cette chronique tant il est difficile de
qualifier la musique de ce Beat Me. On pense tour à tour à
Black Sabbath, Queens Of The Stone Age, Led Zeppelin ou
Pink Floyd… A la frontière du Hard Rock, du Stoner, et du Punk,
Electric Eel Shock nous délivre 11
perles de musique bruyante et déjantée accompagnés d'une reprise toute personnelle et
très réussie du Iron man de
Black Sabbath. Ajoutez à cela des textes non dénués d’humour comme I can hear the sex noise, ou
Rock & roll kills the blues, des musiciens qui maitrisent leur sujet et vous obtenez un album
rafraichissant, qui, à défaut de plaire à tout le monde, ravira les plus
ouverts d’entre vous.
Mela Ananda
Je ne suis d’ordinaire pas fan de musique instrumentale, pourtant j’ai succombé au charme de My Sleeping Karma. C’était le 21 Juin 2019, sous la tente de la « Valley scene » du Hellfest. Après 40 minutes d’invitation au voyage dans un univers musical hautement psychédélique, faisant référence à l’hindouisme, je repars l’esprit habité par des images oniriques. C’est là toute la force du quartette allemand : nous téléporter dans des contrées que seul l’art nous autorise à atteindre. Fort de cette expérience et histoire de prolonger le plaisir, je me procure Mela Ananda. L’album enregistré à Paris, Anvers et Stuttgart, fait la part belle aux musiciens, au détriment d’une assistance à peine audible (curieux pour un album live). Chacun des acteurs nous délivre sa partition avec une précision redoutable, nous faisant décoller pour une exploration hypnotique de son répertoire. On ferme les yeux, on se laisse transporter, dépaysement garanti.
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