Wayne Kramer nous a quitté le 02 février 2024. Ce nom ne dit peut-être plus
grand-chose à la nouvelle génération de Metalheads, pourtant il est à
l’origine d’un groupe qui a ajouté sa pierre à l’édifice du patrimoine
culturel du Heavy Metal : MC5. Fondé en 1964, la formation s’inscrit dans la mouvance de la contreculture
américaine, militant pour le droit des noirs et appelant à la révolution.
Kick Out The Jams, enregistré live dans leur fief de Detroit, est un condensé d’énergie Rock
agrémenté de touches d’Acid Jazz, de psychédélisme et de Blues. L’Amérique de
68 n’avait jamais entendu un tel déluge de décibels, porté par un discours insurrectionnel ultra politisé, qui valut à Kramer et sa bande d’être surveillé
par le F.B.I. Blue Oyster Cult, Monster Magnet, Pearl Jam, Rage Against The Machine, Entombed... tous ont été inspirés par ce précurseur du Punk et du Hard Rock. Culte!
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City Baby Attacked By Rats
Dans la série des groupes Punk qui ont influencé le Heavy Metal, Charged G.B.H. peut se vanter d'avoir joué son petit rôle dans la musique d'un des plus gros groupes du genre, j’ai nommé Metallica. James Hetfield n'hésitait pas à porter des t-shirts du gang de Birmingham au début de sa carrière (Kirk Hammett préférant Discharge). Représentant du Hardcore britannique, Charged G.B.H. évolue dans un style bien plus violent que ses ainés de la première vague de 1977. City Baby Attacked By Rats, leur premier disque, fait suite à un copieux mini LP, Leather, Bristles, Studs And Acne. De Time bomb qui ouvre le bal, à Slit your own throat qui le clôt, ça déboule à 100 à l’heure. Pas de fioriture dans d'inutiles solis. Les guitares sont minimalistes et rapides, le chant hargneux, agrémenté de textes nihilistes non dénuées d’humour. Sick boy sera repris par Slayer sur Undisputed Attitude.
Never Mind The Bollocks, Here's The Sex Pistols
Carrière éphémère et groupe intemporel, les
Sex Pistols avec
Never Mind The Bollocks, Here’s The Sex Pistols, vont marquer le monde de la musique rock pour l’éternité. Déclencheur du
mouvement Punk de 1977, l’empreinte des londoniens reste prégnante pour de
nombreux groupes évoluant dans la sphère Hard/Heavy.
God save the queen, hymne réquisitoire contre la monarchie Britannique, a été repris par
Anthrax, Motörhead et
Quorthon (leader du groupe de Balck Metal
Bathory). Megadeth ,
Mötley Crüe ont quant à eux choisi
Anarchy in the U.K. tandis que
Overkill s’attaquait à
No feelings et
Exodus à Problems. Du Thrash au Glam en passant par le Stoner, les
Sex Pistols et, plus généralement
le Punk, restent des influences majeures pour les groupes de Metal. Devant
faire face à divers obstacles pour empêcher sa sortie, l’album deviendra un
véritable succès commercial, unique témoignage studio d’une formation
mythique. Allez, je file réécouter
Pretty vacant.
Suck cocks in hell
Adepte de poésie pastorale ou de romantisme lyrique fuyez. Ici point de
bluette. C'est du lourd.
Shitfucker ne fait pas dans la
dentelle, mais dans le gros rouge qui tache. Le nom du groupe fallait déjà
oser, mais si on ajoute un logo des plus douteux et le contenu de la pochette,
le gang de Détroit joue la provoc à fond. Quid de la musique ? C’est un
bouillonnant mélange de punk, black et metal, les influences revendiquées par
le groupe allant de G.B.H. à
Venom en passant par
Motörhead. Les compositions restent minimalistes, fidèles aux formations susnommées.
La production « vintage » et sans fioriture nous renvoie dans les années 80
(Welcome to hell) avec parfois quelques arrangements comiques (Sex dungeon). Les plaisanteries les plus courtes étant les moins longues, le meilleur
(ou le pire c’est selon) de
Shitfucker nous est dispensé ici
en 34 minutes de débauche lubrico-satanique.
Dèche A La Ch'touille
Nous sommes à peine sortis d’une période compliquée plombée par le Sars-Cov-2,
que plane la menace de quelques psychopathes égocentriques aux visées
expansionnistes, n’ayant qu’une seule préoccupation : satisfaire leurs
intérêts de mégalos narcissiques. Avouez qu’il y a de quoi devenir paranoïaque
et dépressif. Dans ce contexte anxiogène, pourquoi ne pas remettre au gout du
jour le bon vieil adage baba cool ‘’Faites l’amour, pas la guerre’’ ? Certes,
Dèche A La Ch’touille, c’est moins glamour et poétique. C’est du punk français, dont le rock
minimaliste fera fuir plus d’un mélomane coincé, et dont les paroles, pour la
plupart basées en dessous de la ceinture, ont de quoi frapper d’apoplexie la
cour rapprochée des néo-féministes d’Alice Coffin.
Tulaviok nous balance 14 titres de
son Queue Pon Paillard sans aucune autre prétention que de nous faire passer
un bon moment. Mention spéciale à
Nina ma poupée, parodie du tube de
Michel Polnareff.
Burning Heads
Après quelques semaines de fatigue intellectuelle et de paresse neuronale, me
voici de retour. A quelques jours du tant attendu quinzième Hellfest, j’ai
choisi de vous présenter les albums de quelques groupes qui seront à
l’affiche. Je commence par une formation Française à la longévité
exceptionnelle : Burning Heads. Le quatuor voit le jour à Orléans en 1987, et évolue dans un registre Punk
mélodique souvent comparé à
Bad Religion. Si ce premier album éponyme n’est pas le plus emblématique de son
exhaustive discographie, il n’en demeure pas moins une bonne surprise avec une
reprise détonante de
Making plans for Nigel d’XTC
(formation de New Wave britannique). Cette excellente entrée en matière,
doublée d’une solide réputation scénique, leur permettra de décrocher la
première partie d’un certain
Noir Désir, sur la mémorable tournée Tostaky. Trente-cinq ans après leur naissance, ils joueront sur la Mainstage 01 de
Clisson le vendredi 17 juin.
Beat Me
Intégristes de True Metal hostiles à la diversité artistique et au mélange des
genres, épargnez-vous la lecture de ces quelques lignes. Pour les autres, je
ne sais pas par quelle note commencer cette chronique tant il est difficile de
qualifier la musique de ce Beat Me. On pense tour à tour à
Black Sabbath, Queens Of The Stone Age, Led Zeppelin ou
Pink Floyd… A la frontière du Hard Rock, du Stoner, et du Punk,
Electric Eel Shock nous délivre 11
perles de musique bruyante et déjantée accompagnés d'une reprise toute personnelle et
très réussie du Iron man de
Black Sabbath. Ajoutez à cela des textes non dénués d’humour comme I can hear the sex noise, ou
Rock & roll kills the blues, des musiciens qui maitrisent leur sujet et vous obtenez un album
rafraichissant, qui, à défaut de plaire à tout le monde, ravira les plus
ouverts d’entre vous.
Hungry For Action
Presque deux ans après le début de la pandémie, confinements et restrictions ont
généré de la frustration chez chacun d’entre nous. On peut aisément comprendre
l’appétit à vouloir passer à l’action dès que l’occasion s’est présentée.
Hungry For Action c’est 27 minutes
tonitruantes de joyeux bordel, du
High Energy Rock ’N’ Roll
salvateur qui vous fera renoncer aux cotons tiges pour décrasser vos oreilles.
De la bouche même du guitariste Elio,
Iron Lizards est un clin d’œil aux
dieux du Garage Rock que furent les
Stooges et
MC5, tout en rendant hommage à la scène Rock et Hardcore des années 90,
Zeke et
The Hellacopters en tête. Ajoutez à cela une petite dose de
Motörhead et vous obtenez douze
titres sans fioritures qui vont à l’essentiel. Petite précision importante,
Iron Lizards c’est du made in
France qui évolue dans un style peu représenté chez nous, alors ruez-vous sur
cette galette.
Pajama Party
Poison Idea, groupe originaire de Portland, vient se frotter avec brio au délicat
exercice de l’album de reprises. La palette des styles représentés : Soul,
Rythm And Blues, Rockabilly, Rock And Roll, Reggae, Hard Rock... Treize titres
éclectiques passés à la moulinette Punk/Hardcore. Ouverture du bal à cent à
l’heure avec
Kick out the jams (MC5). On enchaine avec les efficaces
Vietnamese baby (New York Dolls) et Motörhead (la chanson).
Première surprise : le très réussi
We got the beat des
Go-Go’s (groupe assimilé à la
mouvance Pop New Wave américaine). Petit détour par les années 50 avec
Endless sleep (Jody Reynolds), Lawdy miss clawdy (Loyd Price) et Jailhouse rock. Retour au Punk :
Framethrower love (Dead Boys), New rose (The Damned), Up front (Wipers). Final en beauté avec
Harder they come (Jimmy Cliff) et Green onions (Booker T.). Pour ceux qui aiment les disques de reprises : indispensable !!!
Jailhouse rock (Elvis Presley)
Green onions (Booker T. And The M.G's)
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