CHRONIQUE A VENIR
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One And Only
Bon an mal an, Anvil poursuit son petit bonhomme de chemin entamé 46 ans plus tôt. Fidèle à lui-même, le trio nous délivre 12 titres de ce qu’il sait faire de mieux : un mélange de ‘’Hard et Heavy’’ comme aux plus beaux jours de sa carrière. Ne cherchez pas l’innovation ou la surprise sur leur vingtième album, il n’y en a pas. Au menu de ce One And Only : le titre éponyme avec ses effluves d’un AC/DC métallisé, Fight for your rights et ses relents de Stone Cold Crazy (Queen), Dead man shoes aux émanations de Motörhead, Gold diamonds et Condemned liberty et leurs exhalaisons de Judas Priest. En arrière cuisine, la batterie et la basse montent la sauce pendant que le chef nous distille quelques riffs et soli bien sentis, assaisonnés de refrains efficaces. ‘’Anvil reste Anvil’’ et c’est pour ça qu’on l’aime ou qu’on le déteste.
Rosa Negra
Formé en 1983 autour des frères Leon, Rosa Negra est un groupe Espagnol qui sort son premier opus éponyme en novembre 1984. Moins connu que Baron Rojo, Obús ou Angeles Del Infierno, la formation madrilène évolue dans un registre N.W.O.B.H.M.. Si la langue de Cervantes ne vous rebute pas, penchez vous sur Paranoicos, Volcán, Kamikazes ou l’entêtant No sois el sexo débil. Malgré une production vieillissante, l’album reste agréable à écouter dans son ensemble. Après trois années d’activité en ayant assuré les premières parties de Joan Jett, Def Leppard, ou Scorpions, le groupe enregistrera un second disque, El Beso De Judas, et disparaitra des écrans radar pour refaire surface en 2012. Mises à part la barrière de la langue, et une distribution erratique ne leur permettant pas de se faire connaitre au-delà de la péninsule Ibérique, Rosa Negra était la bonne surprise qui n’avait rien à envier à ses contemporains britanniques.
The Eagle Has Landed
Si Saxon, aujourd’hui, semble être pour certain un groupe de second ordre, il n’en
n’a pas toujours été ainsi. Dans la première moitié des années 80, la
popularité des natifs de Barnsley, tutoyait celle d’un
Judas Priest et faisait jeu égal
voire dépassait celle d’Iron Maiden. The Eagle Has Landed, leur premier album live, en est l’illustre témoignage, surpassant de la
tête et des épaules
Unleashed In The East (Judas Priest). Enregistré durant la tournée européenne pour promouvoir
Denim And Leather, le groupe pioche également dans
Strong Arm Of The Law et
Wheels Of Steel, ses deux prédécesseurs. Le choix et l’interprétation des titres est
redoutable d’efficacité, même si l’on aurait aimé y voir figurer d'autres
classiques. La réédition de 2018 corrigera cela en ajoutant quelques bonus.
The Eagle Has Landed reste un des
meilleurs live de la décennie. Ecoutez l'enchainement
Fire in the sky/Machine gun et vous serez
convaincu.
Volume VI Warts n' All
Août 2020, en pleine pandémie, les Australiens publient ce message :
« F@#k you Corona virus! Alors que le monde est effrayé par le sang, la
sueur et la bière, Mammoth Mammoth ne peut tout simplement plus exister. On dégage d’ici ! ». Je ne donnais pas cher de la suite de la carrière du groupe. Un an plus
tard, la formation melbournienne ressuscite, un nouveau contrat discographique
en poche, et un album en prévision. Repoussé, COVID oblige, c’est en novembre
2023 que sort Volume VI Warts n’ All. D’entrée Hell’s likely donne le
ton, sonnant comme G.B.H., tandis que le reste du répertoire est plus typé Hard Rock/Metal, croisement
entre Motörhead et
Black Sabbath (Epitome
et son clin d’œil à Paranoid). Le son est brut, sans fioritures, un live authentique
avec tous ses défauts (*).
Mammoth Mammoth ne réinvente rien,
on aime ou on n’aime pas. Moi je valide.
(*) Traduction en français de warts and all.
The Murderess Metal Road Show
Lizzy Borden tient son nom d’une
héroïne d’un célèbre fait divers américain de la fin du 19e siècle. Accusée
d’avoir tué son père et sa belle-mère à coups de hache, Lizzie fut acquittée
faute de preuves et de mobile (malgré des suspicions d’inceste). Devenue une
icône féministe et folklorique, elle fit l’objet d’une comptine pour enfant :
Lizzie Borden took an ax. La parenthèse culturelle refermée, intéressons nous au contenu de ce
Metal Murderess Road Show. Emmenés par leur chanteur Lizzy Borden (Gregory Charles Harges), les
angelins nous livrent une version live de leurs deux premiers micro-sillons,
Giv ‘Em The Axe et
Love You To Pieces, agrémentés du
Live and let die des
Wings. Musicalement proche d’Iron Maiden
sans en avoir le génie, le groupe connaitra un certain succès sur sa terre
natale sans jamais vraiment s’imposer en Europe. Sympathique tout au plus, à
ranger aux côtés de Savage Grace.
Defenders Of The Faith
Dans la série album quadragénaire, en voilà un autre qui a marqué son époque :
Defenders Of The Faith. Cette neuvième parution de
Judas Priest est dans la juste
continuité de son prédécesseur,
Screaming For vengeance, qui lui a ouvert les portes du succès outre atlantique, lui permettant de
jouer à l’affiche de l’US Festival (San Bernardino 1983). L’incontournable
Freewheel burning, toujours joué en concert, ouvre le bal de fort belle manière, suivi du non
moins efficace Jawbreaker. Rock hard ride free vient
casser le rythme, avec son tempo plus lent et une mélodie empreinte de
claviers formatée pour faire plaisir aux toutes puissantes radios américaines.
La face A se termine par un autre classique,
The sentinel. Malheureusement la face B est un cran en dessous, faisant pour moi de
Defenders Of The Faith un album
prévisible, sans pour autant égaler Screaming For vengeance. Certains puristes vous diront le contraire.
First Visit
Rogue Male, groupe britannique formé par l'irlandais Jim Lyttle, était censé devenir,
selon le magazine Kerrang, la nouvelle grosse sensation en provenance de la
perfide Albion. Délivrant une musique à la croisée des chemins entre punk
(dont Lyttle a côtoyé la scène) et hard rock/heavy,
First visit, première livraison du groupe, est une vraie bonne petite claque. S’appuyant
sur une imagerie post-apocalyptique influencée par Terminator et Mad Max, le
groupe nous délivre des titres imparables qui parfois nous rappellent, dans
l’exécution, un certain
Mötörhead (Crazy motocycle, Get off my back, Unemployment). Rien à jeter sur cette galette d’un groupe qui a une véritable identité
sonore. Hélas, Rogue Male disparaitra aussi vite qu’il est apparu, après la
sortie de son deuxième album,
Animal man. Ce dernier lui vaudra le droit d’apparaitre à la télévision française, aux
enfants du rock, jouant une reprise endiablée du
Pretty vacant des
Sex Pistols. Culte!!!
Torch
Comment un directeur artistique peut-il imposer le choix d’une illustration
aussi moche? Même un fantasme inassouvi sur le bronzage de la Schtroumpfette
durant sa puberté, ne peut justifier une telle faute de gout pour ce qui peut
être classé parmi les meilleures sorties européennes de 1983. Pourtant c’est
l’année de Pyromania, Holy Diver, Shout At The Devil, Kill’ Em All, Show No Mercy… Au milieu de tout cela,
Torch sort un premier album de
qualité, unanimement salué par la critique. Si
Warlock n’est pas le morceau le
plus approprié pour ouvrir les hostilités,
Beauty and the beast, Watcher of the night ou
Hatchet man apportent un peu de
mordant, plaçant les dix compositions des Suédois largement au-dessus du lot
de pas mal de productions britanniques ou américaines. Passé le choc psychologique de la pochette, le contenu vaut plus que le détour. Parfois
oublié des spécialistes, un incontournable de ma métalthèque.
La version ci-dessous est agrémentée de 8 titres bonus issus des 2 EP (Fire Raiser!!
et 3 Track 12 Inch)
Palingenesia
Avec un titre à coucher dehors, et un emballage pas attirant pour deux sous,
mon premier contact avec le nouveau disque de Titan ne commence pas sous les
meilleurs auspices. Coté pochette, la première galette des basques était bien
plus réussie, et celle de Popeye Le Road bien plus drôle. Quant au titre?
C’est la première fois en 40 ans de Metal que je suis obligé d’ouvrir un
dictionnaire pour en comprendre la signification. La palingénésie, du grec
ancien palingenesia, est un concept de philosophie métaphysique qui… Houlà, je
suis en train de vous perdre. Pour faire court, ça se traduit par renaissance.
À l’écoute de ces onze titres, on ne peut qu’acquiescer. 35 ans après leur
unique et quelque peu décevant album studio, Titan nous gratifie d’un retour
convaincant avec une musique empreinte de sonorités modernes qui ne renie pas
pour autant ses origines. Palingenesia dites-vous? Un bon cru.
Le Berceau Des Dieux
Parler de Metal français aujourd’hui se résume trop souvent à ne citer
que Gojira ou
Ultra Vomit. Sans critiquer ces deux formations émérites, qui ont pour vertu de tirer la
scène française vers le haut, on en oublie des groupes moins médiatisés, car
pratiquant une musique ne correspondant pas aux canons du moment. Si, comme
moi, vous avez découvert
Tentation en achetant
Les Hordes Métalliques 665, et que vous avez été peu emballés par leur prestation, revoyez votre
jugement!!! La musique proposée ici, en filiation directe avec les eighties,
bénéficie d’un son moderne bien plus convaincant, mettant en valeur des
compositions de qualité. Petit bémol qui pourrait en rebuter certains, le
contraste entre la tessiture du chant et l’agressivité des guitares (comme sur
Rites Of Chaos de
Demon Eyes). Passé l’effet de surprise,
Le Berceau Des Dieux est un
excellent album de Heavy/Speed à classer aux côtés d’ADX
ou Malédiction.
Live Fire
Ambassadeur et légende du Heavy Metal scandinave, Torch débute sa carrière en 1980 pour la stopper six ans plus tard, avec deux albums dans sa besace. Après une tentative de retour avortée, c’est en 2013 que le combo refait surface avec les musiciens d’origine, exception faites du guitariste Claus Wildt qui sera suppléé par Hocky Nyström. Participant au Sweden Rock Festival 2018, les suédois y captent leur performance. Piochant dans l’intégralité de leur courte discographie, agrémentée de l’inédit Feed the flame, le groupe délivre une prestation solide. Retardé par la composition du futur album Reignited, Live Fire est mis de côté pour finalement sortir en 2022. Bien que manquant un peu de folie à mes yeux, cet enregistrement en public reste une belle entrée en matière pour découvrir une formation culte. Malheureusement, ce sera aussi le dernier témoignage discographique du vocaliste Dan Dark, contraint d’abandonner ses partenaires pour raisons médicales.
Anthems
Anthems devait être intégré en bonus à la version spéciale de Worship Music. Les objectifs marketing et les besoins bassement mercantiles de la maison de disque feront que le EP sortira conjointement avec l’édition limitée. Voilà pour la petite histoire. Quid de la musique ? Ceux qui connaissent un peu la discographie des New-Yorkais, savent qu’Anthrax est habitué aux reprises. I’m eighteen figurait sur Fistfull Of Metal, God save the queen sur Armed And Dangerous ; je pourrais parler également de I’m the man, Penikufesin et bien d’autres encore. L’intérêt du disque, vient du choix des titres et leur interprétation, fidèle aux originaux. Si Anthem, T.N.T., Jailbreak semblent évidents car appartenant au répertoire de Rush, AC/DC et Thin Lizzy, Smokin (Boston), Keep on runnin (Journey) Big eyes (Cheap Trick) sont beaucoup plus surprenants car issus d’une scène commerciale, pas très prisée des Thrasheurs. Un bon moment de Rock And Roll.
NOLA
Entre deux albums de Pantera, l’hyperactif Philip Hansen Anselmo s’ennuie. Pour tuer le temps, le bouillonnant chanteur multiplie les apparitions dans diverses formations. En son fief de La Nouvelle Orléans, il partage son activité entre Superjoint Ritual et Down. Pour ce dernier projet, il s’entoure de Pepper Keenan (Corrosion Of Conformity), Jimmy Bower (Eyehategod), Kirk Windstein et Todd Strange (Crowbar), tous potes de longue date, et enregistre NOLA. Dès les premières notes on pense instantanément à Black Sabbath à qui on aurait ajouté des influences de Rock Sudiste et une pincée de Hardcore. Écoutez sans hésiter Stone the crow qui résume à lui seul un album musicalement riche, composé par des artistes talentueux. A une époque on aurait qualifié la musique de Down de Heavy Metal, aujourd’hui on appelle cela du Sludge (boue), en référence aux zones marécageuses de Louisiane. Unanimement salué par les critiques, NOLA sera rapidement certifié platine.
Year Of The Demon
Durant les mois de restrictions liés au Covid, certains artistes se sont
mis à taper le bœuf à distance pendant que d’autres, plus mercantiles,
donnaient des concerts diffusés en streaming, devant une assistance invisible
et silencieuse. Night Demon a
préféré sortir quatre inédits (uniquement disponibles en 45 T), aujourd’hui
regroupés sur Year Of The Demon, complétés de six reprises.
Fast bites (Le Griffe), 100 MPH (Cirith Ungol), The Sun Goes Down (Thin Lizzy), font partie d’un patrimoine musical dont on avait presque oublié
l’existence alors que
Wasted Years (Iron Maiden) semble plus convenu, et que la vraie surprise vient des live de
In trance et
I’m a robot man, vieux titres de Scorpions, qui voient Uli Jon Roth participer à la fête. Coté inédits, mis à part
Vystria flirtant avec le
speed/thrash du début 80, le reste sonne dans la tradition de ce que le groupe
a déjà produit.
Finisterra
Formé en 1988 sous le nom de
Transylvania (hommage à
Iron Maiden), le groupe adopte son patronyme en 1989. Intégrant des instruments comme
le violon et la flute, les madrilènes n’hésitent pas à inclure dans leurs
morceaux inspirés par la
"Vierge De Fer", des éléments de musique classique, celtique et folk. Ajouter à cela le
chant en Espagnol, et vous obtenez un mélange détonnant susceptible de faire
fuir les néo-métalleux. Pourtant, la langue de Cervantès se marie très bien
avec le Heavy Metal riche et varié de
Mägo De Oz. S’il fallait encore prouver au grand public ignorant tout du Metal, que
la diversité stylistique de ce genre musical tant décrié, dépasse de loin
les stéréotypes qui lui sont affublés,
Finisterra reste une belle
entrée en matière. Cerise sur le gâteau, les heureux possesseurs de la
version vinyle peuvent mieux se délecter d’une pochette à l’humour décalé,
bourrée de grivoiseries.
Sad Wings Of Destiny
Paradoxalement, j’ai découvert
Judas Priest en 1982 avec
Sad Wings Of Destiny, alors que cette même année sortait l’incontournable
Screaming For Vengeance. A la première écoute je n’ai pas accroché de suite, quelque peu rebuté par
les vocalises de Rob Halford. Prenant le temps de m’approprier l’œuvre, la
conclusion semble ensuite évidente : ce disque est une pièce maitresse de la
discographie du groupe aux côtés de
Screaming For Vengeance, Defender Of The Faith, Turbo, et Painkiller. Avec ce deuxième opus, le
Priest défini presque tout ce que
le Heavy Metal proposera par la suite en termes d’influences et de variations
musicales. Si je devais convaincre les plus réticents d’entre vous,
Victim of changes, qui ouvre l’album, fait toujours partie de la liste des morceaux joués en
concert en 2022. Donc, même si le son peut paraitre un peu daté aujourd’hui, écoutez les enchainements
Dreamer deceiver/Deceiver
et
Epitath/Island of domination.
Live Shit: Binge & Purge
Il est de bon ton, pour les puristes nostalgiques aux tympans englués de cérumen et les ignorants boutonneux découvrant le Metal avec les formations actuelles, de vilipender ce qui restera certainement comme le plus grand groupe de Heavy de l’histoire : Metallica. Les Californiens n’ayant jamais fait les choses comme les autres, proposent avec l’incontournable Live Shit : Binge & Purge, plus de 8h de concerts concentrés sur 3 VHS et 3 CD. Bien sûr il y a quelques longueurs, bien sûr le Black Album (que je déteste tant) est sur-représenté, mais Metallica, une fois sur les planches, met tout le monde d’accord, se donnant à fond pour son public. Même si aujourd’hui les Four Horsemen ont vieillis, coupant leur vodka avec du jus d’oranges, ils n’en demeurent pas moins redoutables quand il s’agit de tenir une scène. J’irai les revoir (dans le snake pit) le 26 juin sur la Mainstage 01 du Hellfest.
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