Le Hellfest, malgré les reproches que l’on peut lui faire (à tort ou à raison), a ceci de vertueux, c’est qu’il accorde chaque année de la place à de nombreux artistes venant d’horizons très différents, qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de découvrir, car très peu présents dans la sphère médiatique. En cette dix-septième Edition, c’est Gaupa qui a attiré mon attention. Formé en Suède en 2017, le groupe enregistre l’auto intitulé EP Gaupa en 2018 et un premier LP Feberdöm en 2020. Derrière une pochette quelque peu mystique, Myriad, leur deuxième album, est un condensé de Stoner Doom Psychédélique emmené par une chanteuse, Emma Näslund, au timbre de voix atypique pour ce style de musique. Si vous aimez My Sleeping Karma, Villagers Of Ioannina City et les premiers Queen Of The Stone Age, vous apprécierez certainement Gaupa.
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Live Fire
Ambassadeur et légende du Heavy Metal scandinave, Torch débute sa carrière en 1980 pour la stopper six ans plus tard, avec deux albums dans sa besace. Après une tentative de retour avortée, c’est en 2013 que le combo refait surface avec les musiciens d’origine, exception faites du guitariste Claus Wildt qui sera suppléé par Hocky Nyström. Participant au Sweden Rock Festival 2018, les suédois y captent leur performance. Piochant dans l’intégralité de leur courte discographie, agrémentée de l’inédit Feed the flame, le groupe délivre une prestation solide. Retardé par la composition du futur album Reignited, Live Fire est mis de côté pour finalement sortir en 2022. Bien que manquant un peu de folie à mes yeux, cet enregistrement en public reste une belle entrée en matière pour découvrir une formation culte. Malheureusement, ce sera aussi le dernier témoignage discographique du vocaliste Dan Dark, contraint d’abandonner ses partenaires pour raisons médicales.
Year Of The Demon
Durant les mois de restrictions liés au Covid, certains artistes se sont
mis à taper le bœuf à distance pendant que d’autres, plus mercantiles,
donnaient des concerts diffusés en streaming, devant une assistance invisible
et silencieuse. Night Demon a
préféré sortir quatre inédits (uniquement disponibles en 45 T), aujourd’hui
regroupés sur Year Of The Demon, complétés de six reprises.
Fast bites (Le Griffe), 100 MPH (Cirith Ungol), The Sun Goes Down (Thin Lizzy), font partie d’un patrimoine musical dont on avait presque oublié
l’existence alors que
Wasted Years (Iron Maiden) semble plus convenu, et que la vraie surprise vient des live de
In trance et
I’m a robot man, vieux titres de Scorpions, qui voient Uli Jon Roth participer à la fête. Coté inédits, mis à part
Vystria flirtant avec le
speed/thrash du début 80, le reste sonne dans la tradition de ce que le groupe
a déjà produit.
Ten Years Of Crap - Live -
Trois ans après Rebel Dayz, nos 3 pistoleros de Basse-Saxe sont de retour avec un double album
enregistré en public. Ten Years Of Crap – Live –, commémore plus de dix années
d’existence vouée au sacrosaint Rock ‘N’ Roll tant défendu par Lemmy. Les
quatre réalisations studio sont passées en revue avec une surreprésentation
étonnante de Nitrogods (paru en 2012). Le groupe ne s’embarrasse pas de
superflu, ça sonne authentique. Forcément, on pense à Motörhead, influence
assumée par Claus « Oimel » Larcher pour lancer Damn right, titre sur lequel
Henny Wolter semble, durant quelques notes, habité par l’esprit de « Fast »
Eddie Clarke qu’il a côtoyé dans Bastards. Un peu de wah-wah, pas mal de
slide, un duel basse/guitare sur un Back home aux accents de
Thin Lizzy, en dix-neuf titres, Nitrogods nous raconte toute l’histoire du
Hard Rock avec l’adhésion d’un public que l’on aurait aimé plus présent.
Atma
Après de longs mois d’absence dus à l’indisponibilité d’un de ses membres, le
quatuor d’Aschaffenbourg est de retour avec Atma, pour une cinquième salve
studio de Stoner psychédélique. Les connaisseurs ne seront pas dépaysés et
retrouveront les ingrédients déjà présents sur Moksha (2015) agrémentés de
quelques petites trouvailles sonores flirtant avec l’électro. Pas
d’inquiétude, les doses sont tellement homéopathiques, que My Sleeping Karma
n’a aucune chance de se retrouver tête d’affiche du prochain Tomorrowland (*).
Les mélodies sont simples, toujours aussi envoutantes, emmenées par le jeu de
batterie aérien et hypnotique de Steffen Weigand. Selon les musiciens
eux-mêmes, Atma raconte l’histoire de leurs vies, celle de quatre amis qui ont
traversés une période ponctuée de traumatismes, de douleurs, et d’anxiété, au
point de douter de l’existence même de ce disque qui s’avère tout aussi
indispensable que son prédécesseur. A écouter ou découvrir absolument.
(*) Plus grand festival électro au monde.
Eaten Alive
Lemmy Kilmister disait de
Nashville Pussy que c’est le
dernier grand groupe de Rock And Roll américain en activité. Écumant les
scènes du monde entier depuis le milieu des années 90, et après sept
livraisons studio, Eaten Alive est
leur second album capté en public (en comptant le confidentiel Live In Rennes,
France 1998). Depuis les restrictions liées au COVID, nombre de formations ont
commercialisé des prestations enregistrées en « livestream », sans
auditoire en vis-à-vis. Autant appeler cela un Best Of. Ici c’est de
l’authentique, enregistré à Leeds devant de vrais gens qui gueulent, et un
groupe qui joue à fond.
Low down dirty pig ou
Go motherfucker go résument à eux
seuls ce qu’est la magie d’un concert et son énergie communicative. A classer
aux cotés de If You Want Blood, Double Live Gonzo et
No Sleep ‘til Hammersmith. Indispensable après deux ans de frustrations et d’interdictions de spectacles.
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