1990 : la vague Grunge n’a pas encore déferlé sur le microcosme de la musique Heavy. Le Hair Metal est à son pic de popularité, alors que le Thrash commence déjà à s’essouffler. Musicalement beaucoup plus radical, le Death attire de plus en plus les fans de musique extrême, rebutés par les succès commerciaux de leurs idoles de la première heure : Metallica et Megadeth. C’est donc dans un contexte musical quelque peu défavorable que Bitter End sort son premier album. Plutôt bien accueillie par les critiques, la musique des frères Fox, qualifiée de Techno-thrash, a de fortes réminiscences de Megadeth, incorporant une dose de Funk par ci et un peu de Rap par là. Sans démériter, Harsh Realities (produit par Randy Burns), n’a pas suscité chez moi autant d’intérêt et d’attention que les productions de Testament ou Death Angel. Après sept années d’existence, Bitter End se séparera en 1992.
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Blitzspeer Live
Blitzspeer nous arrive de New-York. En décidant de sortir un live en guise de première livraison discographique, le groupe opte pour une démarche quelque peu singulière. Phil Caivano (guitares et chant) explique ce choix par sa volonté de mettre en avant l’énergie déployée par le groupe lors de ses prestations scéniques. Il ne se voit pas défendre un album studio qui risque de se noyer dans les méandres de la communication marketing d’une grosse maison de disque comme Sony/Epic. Ce Blitzspeer Live, à la croisée des chemins d’un Hard Rock à la Motörhead et d’un Heavy Metal pêchu, laisse une impression mitigée. Je ne retiendrai que trois compositions du groupe : City boy, qui ouvre le bal de façon énergique, l’oppressant Road machine, et un Sky high again accrocheur (mon préféré). Une reprise de Kick out the jams (MC5) clôture agréablement cet EP de sept titres, ni mauvais, ni transcendant.
The Birthday Party
No Sleep ‘Til Hammersmith mis à
part, nous avons ici un des tout meilleurs live de
Motörhead avec
Nö Sleep At All. Bien que paru en 1990, l’enregistrement date du 26 Juin 1985, commémorant
le dixième anniversaire de la bande à Lemmy. A l’origine sorti en 1986 au
format VHS, l’album est malheureusement amputé de
Stay clean et, plus
incompréhensible, d’Overkill. L’ordre des morceaux se voit également bouleversé. Qu’est ce qui fait de ce
live un incontournable ? Tout d’abord c’est le premier qui voit Motörhead se
produire sous forme d’un quatuor : Lemmy, Phil Campbell, Michael « Würzel »
Burston et Pete Gill (transfuge de
Saxon). Ensuite, c'est l’occasion de découvrir
Mean machine et
Nothing up my sleeve, deux titres du futur Orgasmatron. Enfin, il se dégage de cette prestation une énergie communicative avec un
Killed by death dantesque à vous
filer la chair de poule. A posséder absolument.
NWOBHM '79 Revisited
Quand on parle de Metal, personne ne peut nier les répercussions de la New
Wave Of British Heavy Metal, mouvement musical né en grande bretagne fin 70,
qui inspirera toute une génération de musiciens. En 1990, allant à l’encontre
des modes du moment, Lars Ulrich et Geoff Barton (journaliste musical
spécialiste du style) publient cette compilation. Les formations
sélectionnées, ont connu diverses fortunes, la plupart ayant disparues sans
jamais connaitre le succès. On regrettera la présence de groupes établis comme
Venom, Saxon, Iron Maiden, Def Leppard (faut bien vendre)
au détriment d’autres qui n’auraient pas démérités :
Battleaxe, Atomkraft, Aragorn… Sans surprise, figurent également
Diamond Head et
Sweet Savage, influences assumées de Metallica. Au chapitre des bonnes découvertes,
Weapon, Hollow Ground, A-II-Z, Black Axe, Sledgehammer. Le son peut s’avérer inégal, nous plongeant dans un passé lointain, mais,
pour les néophytes curieux ou les nostalgiques cette compil reste une bonne
découverte.
Treason (A-II-Z)
Red lights (Black Axe)
Get In Line
Au milieu des années 80, émerge un courant musical essentiellement américain,
mélangeant le gros son du Heavy avec des styles aussi divers que le Rap, le
Funk ou le Reggae. C’est la naissance du Metal Fusion. En 1991, alors que les
Red Hot Chili Peppers et
Rage Against The Machine
cartonnent un peu partout dans le monde,
Atom Seed, quatuor Londonien, essaie de se frotter au style en sortant
Get In Line. Avec une rythmique portée essentiellement sur le funk, une production rêche
mais claire, cet enregistrement restera l’unique témoignage (hormis quelques
EP) d’un groupe né du mauvais côté de l’océan. Morceaux à écouter en priorité
: le très funky Rebel, l’entêtant Shot down et son
final basse/batterie, l’incontournable
Better day, ballade au solo de guitare magique et tout en émotion. Si vous avez quelque
chose entre les oreilles, que vous n’êtes pas allergique au chant façon Rap,
jetez-vous sur ce disque.
Impact Is Imminent
Curieux parcours que celui d'Exodus. Alors que le cultissime
Bonded by blood (1985), lui
prédisait un glorieux avenir au panthéon du Thrash, le groupe restera scotché
derrière ses plus sérieux adversaires, plombé par d'incessants changements de
musiciens. Impact is imminent, sa quatrième production, enregistre le départ de Tom Hunting (membre
fondateur), remplacé derrière les fûts par John Tempesta (technicien batterie
de Charlie Benante). Cet album est intéressant à plus d'un titre, terminant
avec panache une première partie de carrière chaotique. Les futures
réalisations seront loin d’atteindre la qualité de cette galette (exception
faite de Tempo of the damned en
2004). Sans révolutionner le genre, les titres font mouche avec les entêtants
Lunatic parade et
Within the walls of chaos. Le disque se clôture sur un intéressant
Changing of the guard et le très énergique et bien nommé
Thrash under pressure. Du bon Exodus comme il n’en
existera plus avant 2021?
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