1986 : Master Of Puppets, Peace Sells… But Who’s Buying, Reign In Blood, tous sortent en l’espace de quelques mois et vont devenir des œuvres incontournables. C’est dans ce contexte de grosse concurrence que parait Game Over, premier opus de Nuclear Assault. Emmené par deux ex Anthrax, Dan Lilker (basse) et John Connely (guitare/chant), accompagnés de Glenn Evans (batterie) et Anthony Bramante (guitare), le quatuor se démarque de ses contemporains en produisant un Thrash Metal plus agressif, biberonné à la sauce Punk/Hardcore. Si My America ou Hang the pope, d’une durée inférieure à la minute, ont un parfum de S.O.D. (projet alternatif de Lilker), les 7 minutes 16 de Brain death, à l'intro mélodique et la structure travaillée, mettent en avant le potentiel créatif des New-Yorkais. Avec Game Over, Nuclear Assault signe un album prometteur à classer parmi les meilleurs du genre, malheureusement le groupe aura du mal à confirmer.
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Nightmare At Maple Cross
Girlschool est sans doute le
premier groupe entièrement féminin à s’être imposé de façon crédible et
durable sur la scène Hard Rock, bénéficiant régulièrement des coups de pouce
de Lemmy. Après trois albums n’ayant rien à envier à leurs homologues
masculins, la formation s’oriente vers une musique plus commerciale qui fera
chuter sa cote de popularité. Les problèmes du label Bronze Records
(dont Motörhead fera aussi les
frais), n’arrangent rien. C’est dans un contexte peu favorable et un passage à
vide de trois années que
Nightmare At Mapple Cross voit le
jour. Renouant avec Vic Maile, producteur originel ayant contribué au succès
des 2 premières parutions du groupe, le gang revient à ses racines musicales.
Sans atteindre l’intensité de
Demolition ou de
Hit And Run, ce sixième opus, plus qu’honorable, ne trouvera pas son public. En 1991 GWR
le rééditera sur le même support que
Take A Bite, son successeur.
World Gone Mad
CJSS acronyme de Chastain
(guitares), Jinkens (chant), Skimmerhorn (basse), Sharp (batterie), est un
des groupes de David Taylor Chastain, stakhanoviste de la six cordes. C’est
à Black Dragon Records, label français, que l’on doit la découverte de ce
disque dans nos contrées. S’inscrivant dans la mouvance du moment,
CJSS s’appuie sur les talents
d’un virtuose de la guitare aux influences néoclassiques. Moins pompeux et
démonstratif dans la forme qu’un
Yngwie Malmsteen (qui fait alors
figure de référence), ou que la plupart des productions de l’écurie de Mike
Varney, les 4 de Cincinnati nous délivre avec
World Gone Mad, un solide album de Heavy Metal. De l’énergique
Hell on earth à
Welcome to damnation et sa
rythmique entêtante, en passant par une reprise réussie de
Communication breakdown (Led Zeppelin), CJSS domine son sujet.
Living in an exhile clôture
admirablement une œuvre ou chaque musicien tient sa place avec maitrise et
brio.
La version disponible ici est amputée de la reprise de Led Zeppelin, Communication breakdown.
Danger de vie
Quand sort ce deuxième 33 tours de
Killers, Bruno Dolheguy a dû faire face à la fronde de ses quatre partenaires de
jeu, partis former Titan. Enregistré avant leur départ, aléas du « music business » ou stratégie
commerciale délibérée, l’album sortira paradoxalement quelques semaines après
celui de ses ex-comparses, sur le même label (Sydney Productions), et
souffrant des mêmes carences sonores. L’hymne
Heavy metal kids ouvre le bal de
fort belle manière suivi de
L’assassin, morceau à tiroirs à la mélodie imparable, pièce maitresse de
Danger De Vie. S’en suivent l’énergique Bouffon, le dispensable instrumental
Parabellum et le speedé
Maitre du métal. Cédant à la mode du moment on retrouve l’incontournable et réussie balade
Délire de mort. L’album s’achève sur le vindicatif
Minorité et le très surprenant et
décalé A la santé de Bon (hommage
à Bon Scott). Si je devais résumer le match : Killers 1 Titan 0.
L'assassin
Maitre du métal
Titan
1986, Killers se voit amputé des
quatre cinquièmes de ses membres, laissant Bruno Dolheguy seul aux commandes
du groupe basque. De cette séparation naitra
Titan qui enregistre dans la
foulée son premier album. La production, comme souvent pour les groupes
français de l’époque, n’est pas franchement au rendez-vous, et, sans être
foncièrement mauvais, on a du mal à accrocher à un disque, qui, après trois
premiers titres efficaces, s’essouffle un peu. En comparaison,
Danger De Vie de
Killers, sorti trois mois plus tard, avec les mêmes musiciens, contient des morceaux
plus convaincants dans un registre musical identique. Ironie du sort,
Titan ne produira plus rien en
studio, sortira un ultime album live et se séparera en 1989, alors que Bruno
Dolhéguy et Killers continueront
leur petit bonhomme de chemin, envers et contre tous, proposant à ce jour avec
dix-sept albums studio, une des discographies les plus fournie du Metal
Français.
Depths of death
Formé à Sacramento en 1984,
Sentinel Beast fait partie de ces
nombreux groupes prometteurs de la scène Speed/Thrash californienne du milieu
des années 80 qui, après la sortie d’un unique album, disparaitra presque
aussi rapidement qu'il était apparu.
Depths of death, dans son genre, est plutôt efficace sans vraiment révolutionner le style.
Faisant penser à du
Iron Maiden sous amphétamine, avec
une basse omniprésente, l’album lorgne également vers le
Doomsday for deceiver de
Flotsam And Jetsam. Particularité du combo, c'est une chanteuse du nom de Debbie Gunn qui
officie derrière le micro et qui s'en tire avec les honneurs. C’est sur un
Phantom of the opera survitaminé
que se clôture en beauté un disque agréable à écouter pour les fans de Thrash
des années 80. A noter que le bassiste Mike Spencer ira remplacer, au sein de
Flotsam And Jetsam, un certain Jason Newsted parti rejoindre
Metallica en pleine ascension.
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