Lizzy Borden tient son nom d’une
héroïne d’un célèbre fait divers américain de la fin du 19e siècle. Accusée
d’avoir tué son père et sa belle-mère à coups de hache, Lizzie fut acquittée
faute de preuves et de mobile (malgré des suspicions d’inceste). Devenue une
icône féministe et folklorique, elle fit l’objet d’une comptine pour enfant :
Lizzie Borden took an ax. La parenthèse culturelle refermée, intéressons nous au contenu de ce
Metal Murderess Road Show. Emmenés par leur chanteur Lizzy Borden (Gregory Charles Harges), les
angelins nous livrent une version live de leurs deux premiers micro-sillons,
Giv ‘Em The Axe et
Love You To Pieces, agrémentés du
Live and let die des
Wings. Musicalement proche d’Iron Maiden
sans en avoir le génie, le groupe connaitra un certain succès sur sa terre
natale sans jamais vraiment s’imposer en Europe. Sympathique tout au plus, à
ranger aux côtés de Savage Grace.
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First Visit
Rogue Male, groupe britannique formé par l'irlandais Jim Lyttle, était censé devenir,
selon le magazine Kerrang, la nouvelle grosse sensation en provenance de la
perfide Albion. Délivrant une musique à la croisée des chemins entre punk
(dont Lyttle a côtoyé la scène) et hard rock/heavy,
First visit, première livraison du groupe, est une vraie bonne petite claque. S’appuyant
sur une imagerie post-apocalyptique influencée par Terminator et Mad Max, le
groupe nous délivre des titres imparables qui parfois nous rappellent, dans
l’exécution, un certain
Mötörhead (Crazy motocycle, Get off my back, Unemployment). Rien à jeter sur cette galette d’un groupe qui a une véritable identité
sonore. Hélas, Rogue Male disparaitra aussi vite qu’il est apparu, après la
sortie de son deuxième album,
Animal man. Ce dernier lui vaudra le droit d’apparaitre à la télévision française, aux
enfants du rock, jouant une reprise endiablée du
Pretty vacant des
Sex Pistols. Culte!!!
Done With Mirrors
En 1979 le torchon brule entre Steven Tyler et Joe Perry. Le guitariste
laissera tomber l’affaire pendant l’enregistrement de
Night In The Ruts, pour se lancer en solo avec
Joe Perry Project : réussite
anecdotique. Plombé également par le départ de Brad Whitford, c’est un
Aerosmith bien mal en point, avec
un Steven Tyler rongé par des abus en tous genres, qui sort
Rock In A Hard Place en août 1982
: succès mitigé. Il n’en fallait pas plus aux antagonistes d’hier pour
mettre de côté leurs différents et s’accorder à enregistrer de nouveau
ensemble. Done With Mirrors permet
au gang de boston de revenir timidement sur le devant de la scène avant leur
fructueuse collaboration avec les rappeurs de
Run DMC. Sans être comparable à
Toys In The Attic ou
Rocks, l’album reste un bon cru, annonçant les prochaines orientations musicales
des incontournables Permanent Vacation, Pump et
Get A Grip.
Master Of Disguise
C’est assez amusant de lire aujourd’hui les critiques de rééditions d’albums
comme celui-ci (parus dans les années 80), écrites par des chroniqueurs
utilisant des références musicales et un vocabulaire qui n’existaient pas à
l’époque. Bon, je me la joue vieux con, mais quand même… Tout d’abord,
commençons par saluer le travail du label français Black Dragon/High Dragon
Records qui nous a permis de découvrir d’aussi différents talents que
Candlemass, Manilla Road, Peer Günt, ou CJSS. Master Of Disguise, première réalisation de
Savage Grace (et première
référence du label), sort à une époque où le Glam s’installe d’un côté de la
scène Metal, et le Speed/Thrash de l’autre. Malheureusement en matière de
Speed, on ne peut pas vraiment dire que l’œuvre m’ait donné envie de «
headbanguer ». C’est énergique, certes, avec des guitares efficaces, certes,
mais j’ai l’impression parfois d’entendre un 33T d’Iron Maiden
passé en 45T. Honnête et sympathique.
Strike
Après un
Gang Des Saigneurs prometteur,
Attentat Rock signe avec
Strike son troisième et dernier disque. Didier Rochette, guitariste chanteur, s’en
est allé, remplacé par Fabrice Fourgeaud à la guitare et Marc Quee derrière le
micro, entrainant par la même, un changement de style. Jusque-là, les
avignonnais évoluaient aux frontières du Hard Rock et du Heavy Metal avec des
paroles en français. Avec l’arrivée d’un chanteur anglophone, la formation
ambitionne une carrière internationale. Les guitares sonnent plus modernes, se
tournant vers des compositions influencées par les nouvelles vagues anglaise
et américaine. Loin de démériter par rapport à l’œuvre précédente, l’ensemble
fait preuve de maturité et de professionnalisme mais souffre d'un handicap malencontreux
: le manque de hargne du chanteur, trop policé à mon gout. Malgré les
efforts déployés, l’album restera un semi échec. Pas de strike ici, juste un
spare, ce qui en fin de compte n’est pas si mal.
Peer Günt
Le pays du père Noël n’est pas le plus réputé en matière de Metal, mais il sait nous distiller quelques groupes de qualité aux influences disparates : Children Of Bodom, Apocalyptica, Amorphis, Waltari ou Impaled Nazarene, le spectre stylistique est large. Peer Günt, trio fondé en 1976 par l’indéboulonnable guitariste/chanteur Timo Nikki, se démarque de ses compatriotes. Ici point de Metal, mais un Hard Rock Boogie à la personnalité affirmée, sorte de Georges Thorogood énervé aux relents d’un Status Quo dopé aux amphétamines. Le bien nommé I don’t wanna be a rock ‘n’ roll star plante le décor. On comprend que les finlandais n'ont aucune chance de figurer au Rock And Roll Hall Of Fame. Fuck the jazz résume la mentalité de musiciens qui récitent leur partition, sans aucune autre prétention que de nous faire passer du bon temps. Vous reprendrez bien un peu de Hard through the night ?
A Time Of Changes
Novembre 1984, Metallica sort un
maxi 45T intitulé Creeping Death. En face B, deux reprises cataclysmiques :
Am I evil de
Diamond Head et le titre éponyme
d’un groupe nommé Blitzkrieg. Ce dernier sort
A Time Of Changes, quelques mois après la déflagration
Creeping Death. C’est là tout son malheur. Ce titre joué par Lars & Co, surpasse de la
tête et des épaules l’original. Le chant de James Hetfield, tout juvénile
qu’il soit, est bien plus convaincant que celui de Brian Ross. En prenant ce
seul morceau comme valeur étalon, c’est l’album entier qui souffre d’un manque
de puissance, et s’avère ennuyeux sur la durée. Je n’ai jamais compris
l’engouement pour cette formation qui doit sans doute (comme
Diamond Head) une partie de sa notoriété, au fait qu’une de leur chanson ait été reprise
par Metallica. En guise de guerre éclair, nous avons juste droit à un pétard mouillé.
Armageddon
Savior
Vicious Attack
Sorti deux ans après le fabuleux Kill ’Em All (oui je sais j’en fait
trop), Vicious Attack arrive trop tard pour devenir un incontournable
du Speed Metal. Les groupes se la jouant Lucky Luke (*) du riff pullulent
aux quatre coins du monde, et, sortir du lot s’avère être une tâche ardue.
Abattoir
ne démérite pas pour autant. Ce premier opus a de quoi séduire avec des
titres rapides et agressifs à souhait (Scream from the grave, Don’walk alone), originaux (Vicious Attack), en passant par le
clin d’œil à Motörhead (reprise convaincante de
Ace of spades). Mais voilà, le train est passé, et ce n’est pas un
ennuyeux The Only Safe Place, leur second album, qui leur permettra
de raccrocher les wagons.
(*) Lucky Luke, cow-boy de BD réputé pour tirer plus vite que son ombre (c’est pour mieux expliquer ma métalphore même si elle ne fait rire que moi).
The enemy
Ace of spades
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