Avec deux albums à son actif en douze ans, Twisted Sister est loin des standards du moment. Alors que la formation rencontre un certain succès en Grande Bretagne, elle n’est pas franchement reconnue sur son territoire national. Paru le 10 mai 1984, Stay Hungry, leur troisième production, va faire basculer le destin des New-Yorkais. Grâce à la programmation soutenue de MTV, les titres We're not gonna take it et I wanna rock passant en boucle, Twisted Sister va enfin connaitre un succès largement mérité. Bien que cataloguée Hair/Glam Metal, la musique et surtout les prestations scéniques du groupe, lui valent le respect de tous. Faisant déjà l’objet de rééditions, cette version du quarantième anniversaire est agrémentée de deux titres issus des cessions d’enregistrement (Blastin’ fast and loud et Never say never), ainsi que d’un live capté à San Bernardino en 1984. Stay Hungry, le classique d’un groupe à son apogée.
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Rosa Negra
Formé en 1983 autour des frères Leon, Rosa Negra est un groupe Espagnol qui sort son premier opus éponyme en novembre 1984. Moins connu que Baron Rojo, Obús ou Angeles Del Infierno, la formation madrilène évolue dans un registre N.W.O.B.H.M.. Si la langue de Cervantes ne vous rebute pas, penchez vous sur Paranoicos, Volcán, Kamikazes ou l’entêtant No sois el sexo débil. Malgré une production vieillissante, l’album reste agréable à écouter dans son ensemble. Après trois années d’activité en ayant assuré les premières parties de Joan Jett, Def Leppard, ou Scorpions, le groupe enregistrera un second disque, El Beso De Judas, et disparaitra des écrans radar pour refaire surface en 2012. Mises à part la barrière de la langue, et une distribution erratique ne leur permettant pas de se faire connaitre au-delà de la péninsule Ibérique, Rosa Negra était la bonne surprise qui n’avait rien à envier à ses contemporains britanniques.
Sentence Of Death
Quand sort Ride The Lightning, une meute de jeunes loups pousse derrière
Metallica, s’apprêtant à donner ses lettres de noblesses au Thrash Metal estampillé
Bay Area. Sur le vieux continent, le Heavy britannique, emmené par
Saxon, Iron Maiden, Judas Priest, règne en maitre. C’est d’Allemagne que sonnera le réveil européen, dans un
style bien plus radical que celui pratiqué outre atlantique.
Sentence Of Death parait en 1984.
Malgré sa dispensable introduction,
Total disaster prouve que
Destruction n’a pas à rougir de la
comparaison avec ce que l’on peut entendre sur
Show No Mercy. Le passage hispanisant de
Black mass, démontre une certaine aisance technique confirmée par le grand classique
Mad butcher. Plus convenu, Satan’s revenge, dont le final rappelle
Phantom lord, reste acceptable quand
Devil’s soldier clôture sans
génie, un mini LP essentiel qui jette les bases d’un Thrash à l’européenne.
Dans le sillage de
Destruction émergeront
Sodom et
Kreator…
Pochette alternative de la version US
Defenders Of The Faith
Dans la série album quadragénaire, en voilà un autre qui a marqué son époque :
Defenders Of The Faith. Cette neuvième parution de
Judas Priest est dans la juste
continuité de son prédécesseur,
Screaming For vengeance, qui lui a ouvert les portes du succès outre atlantique, lui permettant de
jouer à l’affiche de l’US Festival (San Bernardino 1983). L’incontournable
Freewheel burning, toujours joué en concert, ouvre le bal de fort belle manière, suivi du non
moins efficace Jawbreaker. Rock hard ride free vient
casser le rythme, avec son tempo plus lent et une mélodie empreinte de
claviers formatée pour faire plaisir aux toutes puissantes radios américaines.
La face A se termine par un autre classique,
The sentinel. Malheureusement la face B est un cran en dessous, faisant pour moi de
Defenders Of The Faith un album
prévisible, sans pour autant égaler Screaming For vengeance. Certains puristes vous diront le contraire.
Out Of The Cellar
Quand on entend parler de Glam Metal, les noms cités le plus régulièrement
sont Mötley Crüe, Twisted Sister, Guns N’ Roses, Poison… Celui de Ratt semble avoir
sombré dans les méandres de l'oubli. Le groupe faisait pourtant partie des
plus grosses formations du genre, souvent annoncé comme successeur d'Aerosmith
(risible). Fort d’une notoriété grandissante après la parution de leur premier
disque (Ratt 1983), la formation
signe avec Atlantic Records et enregistre
Out Of The Cellar. À sa sortie, les ventes dépasseront celles de
Shout At The Devil. Aujourd'hui, l'œuvre des rongeurs souffre de la comparaison avec celle de
Mötley Crüe. Si la maîtrise technique de Warren DeMartiny et Robbin Crosby est
indiscutable, elle est au service d'une musique commerciale orientée Pop Metal
gentillet qui me fait mal aux tympans. Certifié multi platine, l’album
propulse les californiens au rang de megastar du Hard U.S., alors que leur
héritage musical reste anecdotique.
Perfect Strangers
Il aura fallu que j’assiste à la pitoyable et pathétique prestation de Ian Gillan au concert de Deep Purple lors de la quinzième édition du Hellfest, pour me replonger dans la discographie des britanniques. J’aurais pu choisir Machine Head ou In Rock, mais mon dévolu c’est porté sur Perfect Strangers. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est à mon humble avis, le dernier album digne d’intérêt enregistré par la formation légendaire, le "vrai" Deep Purple, avec Ritchie Blackmore aux guitares. Absent de la scène depuis 1976, le groupe se reforme en 1984, et sort en quelques mois leur onzième album majestueusement produit par Roger Gloger. Les morceaux s’enchainent à merveille alliant groove et mélodies entêtantes. Sans atteindre les sommets des deux albums précités, Perfect Strangers est un succès commercial indéniable, et restera le dernier témoignage artistique intéressant de musiciens qui ont su donner ses lettres de noblesse au Hard Rock.
Rock 'N' Roll Secours
Sorti en 1984, Rock ‘N’ Roll Secours fait partie des albums indispensables de ce que le Hard national a pu produire dans cette première moitié de décennie. Plutôt que de marcher sur les traces de Judas Priest ou Iron Maiden, influences majeures de la jeune scène Metal tricolore, Vulcain se démarque en proposant un Hard Rock 'N' Roll façon Lemmy & Co. Ce choix lui vaudra d’ailleurs de se voir coller l’étiquette de Motörhead français. Avec une production au-dessus de la moyenne hexagonale, les parisiens signent avec Rock ‘N’ Roll Secours leur meilleur disque. En 2014, pour commémorer son trentième anniversaire, le trio décide de le réenregistrer. De Rock ‘n’ roll secours à Ebony en passant par Les damnés ou le Fils de Lucifer (sans oublier La digue du cul), l’occasion nous est donnée de (re)découvrir un monument du Hard français dans une version double CD contenant l’original de 1984.
Vengeance Of Hell
Les années 80 voient la popularité du Heavy Rock s’accroitre à travers le
monde. Dans son sillage, un mouvement marginal de musique extrême, le Speed
Metal, compte de plus en plus d’adeptes en dépit du manque d’exposition et de
soutien que lui accordent les médias audio-visuels et certains magazines
soi-disant Rock ‘N' Roll. Deux nations vont se partager l’essentiel de la
scène : les Etats-Unis avec
Metallica, Anthrax, Slayer (et bien d’autres
encore), et l’Allemagne avec
Kreator, Sodom, Destruction… C’est dans la patrie de Goethe, que
Living Death émerge en 1981.
Première cartouche dispensable d’un groupe qui cherche encore son identité
musicale, Vengeance Of Hell, est un album de Speed Metal honnête, avec des titres aux riffs accrocheurs
et d’autres qui ne cassent pas la baraque. Le vrai point faible de ce disque
reste sans doute le chanteur, Thorsten "Toto" Bergmann, dont les vocalises
peuvent irriter et finir par lasser.
Burning The Witches
En 1984, nombreux sont ceux qui pensent que le Hard Rock ou le Heavy Metal est
obligatoirement une affaire de testostérone. Même si dans la seconde moitié
des seventies
The Runaways commencent à inverser
la tendance, la gent féminine est peu représentée dans un univers aux
mentalités et clichés machistes. Quelques groupes arrivent heureusement à
tirer leur épingle du jeu. En angleterre
Girlschool assure sa crédibilité
en assumant les premières parties de
Motörhead, et Rock Goddess pointe le bout
de son nez. A Düsseldorf,
Warlock nous impose sa chanteuse
Dorothée Pesch, qui deviendra au fil du temps, une icône incontestée et
incontestable du Heavy teuton. A la croisée des chemins entre
Accept et la NWOBHM,
Burning The Witches souffre certes
aujourd’hui d’une production faiblarde et de la naïveté inhérente à un premier
album, mais je prends toujours autant de plaisir à l’écouter. Efficace et sans
fioriture : Deutsche qualität !!!
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