Si Saxon, aujourd’hui, semble être pour certain un groupe de second ordre, il n’en
n’a pas toujours été ainsi. Dans la première moitié des années 80, la
popularité des natifs de Barnsley, tutoyait celle d’un
Judas Priest et faisait jeu égal
voire dépassait celle d’Iron Maiden. The Eagle Has Landed, leur premier album live, en est l’illustre témoignage, surpassant de la
tête et des épaules
Unleashed In The East (Judas Priest). Enregistré durant la tournée européenne pour promouvoir
Denim And Leather, le groupe pioche également dans
Strong Arm Of The Law et
Wheels Of Steel, ses deux prédécesseurs. Le choix et l’interprétation des titres est
redoutable d’efficacité, même si l’on aurait aimé y voir figurer d'autres
classiques. La réédition de 2018 corrigera cela en ajoutant quelques bonus.
The Eagle Has Landed reste un des
meilleurs live de la décennie. Ecoutez l'enchainement
Fire in the sky/Machine gun et vous serez
convaincu.
Rock 'N' Roll
« We are Motörhead and we play Rock 'N' Roll! » : Lemmy l’a clamé sur toutes les scènes du monde, il était donc naturel qu’un de ses albums s’intitule sobrement Rock ‘N’ Roll. Le magazine Classic Rock considère cette œuvre comme étant la pire de la discographie du groupe. Qu’en est-il vraiment ? Déjà, le quatuor voit le retour de son emblématique batteur Phil ‘Animal’ Taylor, et ça se sent dès le premier titre éponyme. Ensuite, la production de Guy Bidmead est bien meilleure que celle catastrophique de Bill Laswell sur Orgasmatron. Enfin, si on retire l’inutile « spoken words » qu’est Blessing et le quelconque Blackheart, le reste est plutôt bon. A noter que Eat the rich a été composé pour figurer sur la bande son du film du même nom, et contribuera au succès grandissant de Motörhead outre atlantique. Verdict: Rock ‘N’ Roll est sympathique à écouter.
Twin Peaks
Mountain voit le jour en 1969 à Long Island. Emmené par Leslie West, son emblématique guitariste, et Felix Pappalardi, bassiste/chanteur/producteur, le trio est considéré comme la réponse américaine à Cream (Pappalardi a produit Disraeli Gears). Enregistré au Japon, Twin Peaks sort en 1974, sous la forme d’un double album. Ce live contient le pire et le meilleur de ce que les groupes de cette génération étaient capables de produire. Le pire : un pénible solo de guitare enchainé à un Nantucket sleighride dépassant les 30 minutes d’improvisation. A cause des limitations techniques de l’époque, le morceau sera divisé en deux parties. Le meilleur : l’alternance du chant éraillé de Leslie avec celui plus clair de Felix. A écouter : Theme for an imaginary western, l’incontournable Mississipi queen, Silver Paper et Roll over Beethoven (Chuck Berry). Un disque moyen d'un pilier du Hard Rock américain, qui influencera de nombreuses formations de Stoner.
Sentence Of Death
Quand sort Ride The Lightning, une meute de jeunes loups pousse derrière
Metallica, s’apprêtant à donner ses lettres de noblesses au Thrash Metal estampillé
Bay Area. Sur le vieux continent, le Heavy britannique, emmené par
Saxon, Iron Maiden, Judas Priest, règne en maitre. C’est d’Allemagne que sonnera le réveil européen, dans un
style bien plus radical que celui pratiqué outre atlantique.
Sentence Of Death parait en 1984.
Malgré sa dispensable introduction,
Total disaster prouve que
Destruction n’a pas à rougir de la
comparaison avec ce que l’on peut entendre sur
Show No Mercy. Le passage hispanisant de
Black mass, démontre une certaine aisance technique confirmée par le grand classique
Mad butcher. Plus convenu, Satan’s revenge, dont le final rappelle
Phantom lord, reste acceptable quand
Devil’s soldier clôture sans
génie, un mini LP essentiel qui jette les bases d’un Thrash à l’européenne.
Dans le sillage de
Destruction émergeront
Sodom et
Kreator…
Pochette alternative de la version US
Inscription à :
Articles (Atom)
-
Je ne suis d’ordinaire pas fan de musique instrumentale, pourtant j’ai succombé au charme de My Sleeping Karma . C’était ...
-
Oublier Squealer dans une discothèque consacrée au Hard-Rock est, à mon humble avis, une faute de gout impa...
-
Qu’il soit Glam ou Thrash , le Metal , début 90, n’a plus la cote. Le Grunge balaye tout sur son passage. Fini les looks extr...