Heartbreak Station est le
chef-d’œuvre oublié d’une formation victime collatérale de la guerre
culturelle que se livraient ‘thrashers’ et ‘glamers’. Trop maquillés et
permanentés pour les premiers, trop ancrés dans le Hard Rock et le
Blues pour les seconds (alors plus friands de Pop Métal sucrée),
Cinderella aura lutté sans relâche pour faire reconnaître son identité artistique
et tomber le masque du Hair Metal imposé par sa maison de
disques. Pour couronner le tout, Heartbreak Station paraît quelques mois à peine avant l'explosion du Grunge. Sentant le
vent tourner après avoir promu sans états d’âme des projets opportunistes
uniquement intéressés par le profit (Tigertailz, Britny Fox, Vain…), labels et
médias — connus pour leur amour de l’art et leur philanthropie légendaire —
s'engouffrent aussitôt dans la brèche ouverte par Nevermind de Nirvana. Vous aimez le Hard Rock, le Blues, la musique et
Aerosmith ? Vous savez ce qu'il
vous reste à faire.
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