Derrière la naïveté d’une pochette, dont le monstre ferait rigoler un gamin de
4 ans, et un look faisant penser à un groupe de Glam qui aurait copulé
avec Kerry King un soir de pleine lune, se cache une formation à
l'imagerie sataniste dont la musique est tournée vers l’ocultisme. Sorti en
1987, None Shall Defy est à la
croisée des chemins d'un Thrash Metal en pleine mutation, et les
balbutiements du Death Metal. Quand
Anthrax se la joue ‘’fun’’ façon
skateboard/bermuda à fleurs et
Slayer essaie de battre le mur du
son en ‘’riffant’’ toujours plus vite,
Infernal Majesty, originaire de Toronto, préfère les ambiances alambiquées et malsaines,
propres aux films d'épouvante (Night of the living dead). Malgré une production en demi-teinte mais proposant des morceaux aux tempi
variés (None shall defy), agrémentée de passages techniques et mélodiques (R.I.P.), ce disque fait partie des trésors oubliés du Thrash Metal.
Titres recommandés:
S.O.S.
None shall defy
Skeletons in the closet

